Comment nous sommes tombées amoureuses … des volcans. Part 2 Le Kawah Ijen


 


Ce volcan situé à l’est de l’île de Java, est connu par certains pour la beauté de son lac bleu-vert encerclé par un arc de roches jaunes ocres, par d’autres pour ses flammes bleues visibles la nuit, certains (plus scientifiques) vous en parleront comme le volcan abritant le lac le plus acide au monde, quand d’autres chuchoteront les exploits des porteurs de souffre travaillant chaque jour au cœur de ce volcan.

Carnet de route 

Après le levé du soleil sur le volcan du Bromo, nous avons prit la route en mini bus pour Banyuwangi. 5h de trajet, un arrêt dans un « resto à touristes » sur le bord de la route et une arrivée dans un hôtel complet (vive le tour organisé). Résultat on nous propose (ou devrai-je dire « impose ») de dormir chez l’habitant..jusque là pourquoi pas ca peut être une superbe expérience, mais on nous propose en faut de dormir dans le lit de l’habitant. Nous n’avons pas vraiment le choix, après moultes négociations, c’est ça ou rien.Résultat :2 dans le lit des parents, 2 dans le lit du fils de 8ans, quand nos hôtes iront dormir dans leur canapé sans nous adresser un mot. Prit de court eux aussi ? A priori ils y sont habitués, mais nous ne sommes pas vraiment (pas du tout) à l’aise. Bref Expérience pas terrible. Mais nous sommes fatiguées, il est 18h30, nous nous levons a 00h30 direction l’ascension du Kawah Ijen de nuit pour aller voir les flammes bleues (blue fire) ou pas.

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L’ascension se fait à la lumière des lampes torches, et au son du mp3 de notre guide, Céline Dion s’il vous plaît. Nous ne sommes pas les seuls touristes à grimper, une chenille de lampe torches éclaire le flanc du volcan.

Arrivées en haut du cratère (après un peu plus d’ 1h30 de grimpette), nos 2 potes descendront dans le cratère (masque à gaz loués à notre guide sur le nez) pour aller admirer les blues fire de près. Ces flammes sont en fait le résultat des vapeurs de souffre qui s’enflamment à leur sortie du cratère (à près de 200 degrés). Alors que les mineurs redoutent ces feux (surtout dangereux le jour car beaucoup moins voyants) ils attirent une masse de touristes impressionnante (malgré l’interdiction de descendre dans le cratère, mais on peut les comprendre quand on voit le spectacle qui se déroule en bas ).

Nous, nous préférerons rester en haut du cratère pour admirer le levé du soleil. Après plus d’une heure d’attente dans le froid , il pointera le bout de son nez mais hélas … dans la brume. Mais on arrive quand même à distinguer le fabuleux lac d’acide bleu vert contrastant avec la paroi jaune orangée du cratère, les fumées de souffre qui emplissent le lieu de cette odeur si particulière d’œuf pourris (limite supportable quand le vent pousse ces fumées toxiques vers vous, ça pique les yeux et la gorge). Mais le paysage en vaut la peine.

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Le soleil enfin levé, on commence à voir ceux qui manquaient à ce spectacle si particulier : les porteurs de souffre arrivent un par un, paniers vides pour descendre dans la fosse. Puis 1/2h-1h plus tard, ils remontent, leurs paniers chargés de 50 à 110kg pour les plus costauds, de blocs de souffre récupérés dans le cratère. Certains ont des bottes, d’autres des sandales ou même des tongs. Ils referont tout le chemin inverse, leur fardeau sur les épaules pour aller les échanger contre quelques pauvres petites roupies indonésiennes. Avant de recommencer leur ascension pour une 2e tournée.

Quand je parle de spectacle, c’est avec beaucoup de respect évidemment. Quand on voit la société dans laquelle nous travaillons chaque jour et comment les gens peuvent se plaindre pour un rien, voir ces hommes se dépasser ainsi physiquement, au prix de leur vie pour gagner des sommes si dérisoires , et faire ça avec le sourire, ça ne peut que forcer à l’admiration et au respect. Une vraie leçon d’humilité …

En haut, notre groupe nous informe qu’il est l’heure de redescendre. Les nuages commençaient pourtant à se lever, les touristes s’étaient dispersés ou avez déjà rejoint le chemin du retour, et les porteurs de souffre arrivaient en nombre. C’est donc avec un profond regret que nous commençons à redescendre. Le paysage est magnifique, les nuages emplissent la vallée teintée de vert, de jaune et de bleu mais nous rentrons à reculons, encore une fois le temps est compté et c’est bien dommage de ne pas pouvoir profiter plus de ce lieu magique.

Nous croisons des touristes qui montent quand nous descendons, nous les envions pour les paysages exempts de touristes et sous le soleil qu’il vont avoir en haut du cratère , mais nous leur souhaitons bonne chance pour grimper sous la chaleur du soleil qui commence à frapper fort. Il est seulement 7h30


 

Bromo et Kawah Ijen en vidéo


 

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