L’Islande en hiver, tout ce qu’il faut savoir

 

 Certains voyages ne se préparent pas, mais l’Islande « en hiver » si !

L’Islande est un pays loin de nos contrées habituelles,tout proche du Groenland, au « Nord », au « grand froid »,et qui dit grand froid l’hiver dit obligatoirement anticipation de certaines choses.
Ce pays nordique aux paysages spectaculaires composés de volcans, geysers, sources chaudes, champs de lave ou encore immenses glaciers est le terrain de jeux favoris des éléments où seule la nature dirige : neige, vents, pluies, froid … bref il vaut mieux partir bien équipé!

Nous sommes parties les deux premières semaines de décembre 2017. Mais pourquoi cette période ? La première raison faut l’avouer c’était de mettre toutes les chances de notre côté pour voir des aurores boréales. Et puis quand à aller au Nord et au froid, ne faisons pas les choses à moitié. Et nous ne regrettons absolument pas !

Plusieurs mois avant nous avons réservé nos billets, attirées par une offre alléchante sur Kayak, 180€ l’aller retour au départ de Bordeaux. La compagnie low coast Easy Jet propose le voyage de De Bordeaux à Keflavick, via Londres Gatwick, avec un bagage supplémentaire en soute presque obligatoire en hiver pour les vêtements chauds, nous en avons eu au final pour 230€/personne A/R

Une fois les billets en poche, il nous reste à nous renseigner sur:

1- Le climat à cette époque de l’année
2- Comment s’équiper pour le grand froid
3-Les routes sont elles accessibles ou pas ?
4- Où et comment se loger ?
5-Le budget du trip
6- Ce que l’on va vouloir absolument voir et ce que l’on va Pouvoir faire (2 choses bien différentes en Islande l’hiver,croyez nous!)
7- Comment se déplacer ? Quel type de véhicule allons nous louer ?
8- Comment voir des aurores boréales ?


 1- Le climat à cette époque de l’année ?


Ben … c’est l’hiver !! ^^
La particularité d’un voyage en Islande début décembre, c’est que les journées sont courtes, très courtes. Le soleil se lève aux alentours de 10h15 (luminosité du coup acceptable vers 11h) et se couche vers 15h30 avec le noir complet vers 16h. On peut noter une légère différence de luminosité que l’on soit au Sud ou au Nord du pays. Pourquoi je parle de soleil ? Tout simplement parce qui dit peu de soleil, dit froid ! Les températures lors de nos deux semaines ont oscillées entre 5° et -20°, généralement négatives quand même. Sachant qu’il fait plus froid quand il fait beau, les nuages faisant presque office de grosse couverture sur le pays « réchauffant » ainsi l’atmosphère. 

Après niveau couverture nuageuse disons que c’était 50/50. Nous avons eu droit aux belles journées bien pourries où tu as l’impression que le ciel va te tomber sur la tête tellement les nuages sont épais et bas, mais nous avons eu aussi droit au beau ciel bleu avec ses magnifiques couleurs pastels offertes par le soleil qui ne quitte pas l’horizon.

Autres éléments à prendre en compte : la neige et le vent. Niveau couverture neigeuse, nous en avons vu presque partout. Plus dans le nord évidement, mais lorsque nous sommes arrivées, nous avons eu droit à de belles chutes de neige dans le sud dès les premiers jours. Et avec les températures de la saison, autant dire qu’elle ne fond pas la neige ! Dernier élément et pas des moindres : le vent. L’Islande se situant sur la route finale du Golfstream, il n’est pas rare que le vent souffle fort dans cette région. L’avantage, c’est que les islandais savent très bien prévoir la météo. Donc il n’y a pas de secret : se renseigner via le site Vedur.is avant de prendre la route ou de prévoir quoi que ce soit. Pour la petite anecdote, le vent nous a forcé à changer tous nos plans, une alerte jaune dès le 3e jour de notre trip dans le sud nous a obligé à rebrousser chemin. Parce que quand ça souffle, ça ne fait pas semblant : neige + vent = tornades blanches et visibilité nulle sur la route, autant vous dire qu’on s’est fait très peur !!


2- Comment s’équiper pour le grand froid ?


L’idéal est de se vêtir en 3 couches

La première: une première peau ou dessous techniques. Pas besoin de grandes marques, les dessous Décathlon font très bien le job.
La deuxième couche, une bonne polaire, et là encore Décathlon a de bons vêtements ainsi que la marque IcePeak, que l’on trouve chez Intersport ou encore Zalando
et pour finir la troisième couche, le manteau ou la veste, qui doit être impérativement imperméable et coupe vent. Nous avons investit dans ce blouson, et honnêtement nous n’en sommes pas déçues. Alors pas besoin non plus de mettre 400€ dans un blouson canadien ou je ne sais de quelle marque des pays du nord, nous avons opté pour la marque Superdry, presque 4 fois moins chère mais une fois le blouson sur le dos, nous n’avons jamais ressentit le froid, même avec des températures avoisinant les -20°.

Passé les habits, ne pas oublier les extrémités du corps : un bon bonnet qui couvre bien la tête et les oreilles, une écharpe épaisse, des gants de préférences coupe vent (avec des sous gants fins en dessous pour pouvoir manipuler les appareils électroniques ou autres), des chaussettes épaisses anti transpirantes et pour finir de bonnes chaussures. Là aussi nous n’avons pas négligé sur cet élément, indispensable pour partir là bas. Nous avons opté pour des chaussures de neige Sorel, imperméables, chaudes et plutôt esthétiques (non merci les vieilles chaussures de rando sans couleurs et moches)

Bon vous êtes habillés de la tête au pied, mais nous avons quelques bonus inévitables pour partir là bas :

les crampons (indispensables pour l’accès à certains points stratégiques, notamment les cascades et glaciers où les chemins ressembles plus à des patinoires à ciel ouvert à cause du verglas). A de nombreuses reprises nous avons vu des touristes faire demi tour alors que nous nous marchions d’un bon pas !! Allez c’est cadeau pour seulement 16€

les chaufferettes. nous les avons beaucoup appréciées lors de séances photo nocturnes à attendre les aurores boréales, une dans chaque poche du manteau ou directement dans les gants, elles nous ont sauvé nos petits doigts frigorifiés à plusieurs reprises

 

 

Et n’oubliez surtout pas votre …………….maillot de bain (et serviette)
alors oui, les températures ne sont pas supers propices à se dévêtir, mais les hotpots jalonnent l’Islande et les eaux y sont entre 37 et 42°
Et croyez nous c’est le bonheur de se baigner après avoir eu bien froid.
On vous en dira plus dans l’article consacré à notre trip

 


 3-Les routes sont elles accessibles ou pas?


En cette époque de l’année, la neige étant bien présente et les routes verglacées, la quasi totalité des routes du centre du pays sont fermées. Il reste la route circulaire ainsi que certaines petites portions en lien direct avec la route n°1 et la plupart des axes aux alentours de Reykjavík. Alors ne vous attendez pas non plus à des routes nickels, la moitiés sont verglacées ou enneigées, mais avec un bon véhicule, cela ne pose pas trop de problème.

L’idéal est de se renseigner sur le site road.is , indispensable pour savoir l’état des routes en temps réel, ce site permet de prévoir son itinéraire au jour le jour.

Vous verez que la plupart des routes ouvertes en hiver sont quand même enneigées ou verglacées, pour nous européens du sud ça peut faire peur, mais pourtant avec les pneus cloutés cela ne pose pas de problème. Bon il y a les règles de base : ne pas freiner fortement ou donner de coup de volant, mais une fois que t’a trouvé « le truc », tout roule 😉

A oui autre consigne très importante : si il vous arrive de vous retrouver sur la route en pleine tempête, de vent, de neige ou quoi que ce soit, règle n°1 : ne pas s’arrêter sur la route. En effet il existe rarement de bas côté sur les routes, cela entraine donc plus de risque d’accident (rencontrer une autre voiture ou te retrouver poussé par le vent en dehors de la route).
Nous avons nous même tenté l’expérience : J4 article en construction


4- Où et comment se loger ?


La meilleure façon de se loger en Islande reste la réservation par internet, vous avez plusieurs choix (booking, agoda, hotel.com, air bnb), pour notre part nous avons réservé 90% de nos logements sur booking et une nuit sur Air Bnb.

Booking reste vraiment le meilleur rapport qualité prix (nous avons payé entre 55€ et 90€ la nuit pour des chambres en guesthouse ou en hôtel, ce qui n’est vraiment pas cher pour le pays et pour des logements très confort), sachant que vous pouvez avoir 10% sur vos nuits au bout de plusieurs réservations ou dès la première en suivant ce lien -10% sur votre réservation booking

Les adresses testées/approuvées

La météo rythmant les journées les unes après les autres, le mieux c’est de réserver le jour même pour le soir venu, en fonction de là on vous serez. L’hiver vous êtes hors saison alors ne vous inquiétez pas, il y a toujours de quoi se loger, nous n’avons jamais eu de problème pour trouver un logement, au contraire, nous avons pu profiter de prix avantageux de dernière minute !
Nous vous conseillons vraiment de ne rien réserver à l’avance en prévoyant un parcours au jour le jour. La météo, elle seule dirige votre trip.Et même s’il existe des sites pour anticiper la météo, il arrive de s’apercevoir un jour, qu’en fin de journée il y a une alerte jaune pendant plus de 36h et donc vous fait renoncer à vos projets, jusqu’à même vous obliger à repartir en sens inverse, contraints et forcés par les conditions météorologiques


 5- Le budget


Il faut savoir avant de partir que le PIB de l’Islande est bien plus élevé que celui en France, donc nous n’avons en Islande qu’un pouvoir d’achat moyen !

 

Vous paierez là bas en ISK (couronne islandaise), 1€ équivalent à l’heure ou j’écris à 125 ISK. Vous pouvez tout payer en carte bleue, pas besoin de faire de change, les frais de change étant quasi égal au frais de carte bleu que vous aurez. Mais prévoyez quand même un peu de monnaie islandaise, ne serai ce que pour payer un hotpot en pleine nature ou les parkings.

Quelques exemples de prix :

Un "plat local"
– Une bière en bouteille peut coûter entre 4 et 10€
– un plat au restaurant entre 25 et 40€
– une bouteille de vin à partir de 25€ pour un vin de table français
– le gasoil est à environ 1.60€/L
– un burger au restaurant coute environ 20-25€
– une nuit en chambre privée hors saison : entre 55€ et 200€
– l’entrée pour les hotpots payants : entre 8 et 40€

Vous l’aurez remarqué, la vie est chère, notamment pour se nourrir. Alors comment avons nous fait pour ne pas cramer le porte monnaie ?

Plusieurs astuces :
– Nous privilégions les logements avec petit déjeuner inclus quand celui ci ne faisait pas gonfler la note de 30€, du coup nous mangions bien le matin et avec le froid, nous n’avions pas vraiment faim jusqu’au soir
– Nous avons fait des courses une fois au début du trip histoire de s’acheter des « conneries » : pain, chips, jambon, fromage, jus de fruits histoire de se faire des petits encas quand nous avions faim (l’avantage du froid, le coffre sert de frigo). Les magasins BONUS (avec un cochon en logo) sont présents un peu partout dans le pays et plutôt bon marché
– Nous avions amené dans notre bagage cabine des gâteaux sec, barres de céréales, des soupes déshydratées, des pâtes en sachets. Nous ne sommes pas allées en Islande pour la gastronomie c’est certain, mais l’avantage c’est que dans chacun de nos logements nous avions une bouilloire, idéal pour se préparer un petit repas pas cher le soir et se réchauffer avec une bonne petite soupe !
– nous avons mangé 3 fois au restaurant, une seule fois nous nous sommes permises un plat local (comptez 35€ minimum le plat … outch) et les 2 autres fois un burger (le seul plat accessible financièrement et présent dans n’importe quel restaurant)

Notre budget

Au final, parlons peu parlons bien, pour 2 semaines de road trip pour 2 en hiver en Islande, vol Bordeaux/Reykjavík, logement en hôtel ou guesthouse, déplacement en 4×4, nous en avons eu pour 1300€ par personne.


6- Ce que l’on Veut absolument voir et ce que l’on va pouvoir voir (2 choses bien différentes en Islande l’hiver,croyez nous!)


Comme nous l’avons relevé plus haut, toutes les routes ne sont pas ouvertes, mais hormis cela, certains accès à certaines cascades, ou encore volcans, ou randonnées restent fermées. Les services de déneigement sont une affaires entre gouvernement et communes et donc le service n’est pas assuré partout, ce qui limite l’accès à certaines activités, que vous pourriez faire en été (ex: le volcan Viti et son cratère aux eaux vertes dans la région de Myvatn, la cascade Detifoss dans le nord de l’Islande)

Bref essayez de vous renseigner à l’avance si vous ne voulez pas être déçus arrivés sur place !

Notre liste d’incontournables en hiver (article en construction)


 7- Comment se déplacer ? Quel type de véhicule allons nous loué ?


Nous n’avions que 2 semaines, donc pour nous la question ne s’est pas posée : nous avons loué une voiture afin d’avancer à notre grès et de voir le plus de choses possibles. Alors oui c’est un budget important, mais bon c’est le jeu ici !

Nous nous y sommes pris longtemps à l’avance, c’est à dire 5mois avant.Nous sommes passées par le site www.autoeurope.com où nous avons louer un SUV 4×4 , c’est obligatoire pour des voyageurs qui souhaitent faire le tour de l’ile et sortir de la route circulaire à cette époque, la moitié des routes étant verglacées.
Pour celles et ceux qui souhaitent rester dans les alentours de Reykjavík, une simple citadine fera très bien l’affaire .
Tous les véhicules sont équipés de pneus cloutés qui facilitent énormément la conduite sur la glace
Avec Autoeurope nous avons pu bénéficier d’une location d’un 4×4 pendant 13jours pour 600€ avec l’agence Avis/Budget, prix vraiment très intéressant.

Niveau essence, le prix en décembre 2017 avoisine les 1.60 le litre de diesel. Il y a des stations à peu près dans tous les bleds du pays, attention cependant sur certaines routes, il arrive de faire plusieurs dizaines voir centaines de kilomètres sans passer par un village et donc sans essence, assurez vous donc de partir toujours avec assez d’essence. Un site qui nous a bien servi avec toutes les stations essences du pays localisées sur une carte (vous y trouverez également les piscines et les hotpots du pays répertoriés)


8- Comment voir des aurores boréales


 

La bonne question serait plutôt : allons nous voir des aurores boréales ? Hélas, on ne peut jamais être assuré d’en voir, les aléas de la nature étant incontrôlables. Cependant, partir en hiver c’est augmenter votre probabilité d’en voir (parce les aurores n’apparaissent que du côté « nuit » du globe, et en hiver il fait nuit 80% du temps). Il existe plusieurs facteurs à prendre en compte pour savoir si ce soir, c’est le grand soir :

– L’activité magnétique du soleil. Une aurore boréale est en fait (en très résumé) le résultat de la rencontre entre des particules magnétiques envoyées par le soleil avec la magnétosphère terrestre (bouclier magnétique de notre bonne vieille terre). Lorsque ces particules entre en collision avec l’oxygène ou l’azote de notre atmosphère terrestre, elles créent des photons, à l’origine de la lumière des aurores boréales (au pôle nord) ou australes (au pôle sud). Donc lors d’éruption solaire vous aurez plus de probabilité de voir une aurore (phénomène qui met 3 jours à atteindre notre atmosphère). Pour suivre cette activité et donc vos chances de voir des aurores, le site veidur.is est parfait. Sur la droite du site, vous avez une échelle allant de 0 à 9, c’est l’indice d’activité solaire.

-La couverture nuageuse. Hélas, vous pouvez avoir un indice énorme à 6 et vous retrouver sous les nuages, il vous sera alors impossible d’admirer les aurores qui danserons au dessus des nuages. Les nuages sont représentés sur le site par la couleur verte, n’hésitez pas à vous déplacer dans les zones blanches (sans nuages) si l’indice auroral est important !!

– La pollution lumineuse. comme expliqué plus haut, les aurores boréales sont un amas de photons flottant dans l’atmosphère, si vous êtes en pleine ville ou par temps de pleine lune, les lumières émises par ces perturbateurs risque de rendre les aurores beaucoup moins visibles.


RÉSUMÉ


Choisir l’Islande en décembre c’est choisir de voyager autrement, prendre le temps, s’adapter aux aléas climatiques et au peu de soleil qu’offre ce pays austral.  Mais c’est aussi profiter des magnifiques couleurs pastels, de rouler des kilomètres sans jamais croiser personne, profiter des prix hors saison, admirer des paysages recouverts par la neige immaculée, se donner la chance de voir des aurores boréales, éviter les foules de touristes sur les lieux touristiques …

Akureyri

Je partage avec vous la carte de tous ce que nous avons vu, les logements, hotpots …Etc

Pour voyager encore plus loin

2 réponses sur “L’Islande en hiver, tout ce qu’il faut savoir”

    1. Merci beaucoup ! Contentes que Ca puisse t’aider !!
      C’est évident que voyager en hiver c’est l’assurance de voir des paysages différents dans une atmosphère limite magique, tout en n’étant qu’un petit être dans cet nature qui maîtrise tout !! Bon voyage en tout cas !! Tu nous raconteras

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