Et si on apprenait à danser sous la pluie

 

 

N’avez vous jamais entendu cette phrase :

« Ce sont les gens qui en ont le moins qui donnent le plus »

Je suis sûre que vous l’avez déjà entendu ou même déjà dite suite à une expérience personnelle … en fait, je ne suis pas d’accord avec cette phrase.
Parce que ces personnes que vous avez rencontrés à l’autre bout du monde où juste en bas de chez vous qui vous ont touchés par leur générosité, leur empathie, leur gentillesse sont sûrement les personnes les plus riches au monde …
Nous vivons actuellement dans une société de consommation : on veut toujours plus, toujours plus vite. Il faut rentrer dans le moule. Le dernier iPhone, la dernière tablette, les dernières chaussures à la mode, les vacances sur la côte d’azur ou même la maison, le chien .. Tout est prétexte à dépenser encore plus de sous, à « craquer » quitte à s’endetter. Mais vu que les choses sont mal faites, on court après cet argent en continu, parce que une fois le loyer, les impôts, les charges, les emprunts payés il ne nous reste plus grand chose pour se « faire plaisir ». Alors on se plaint, on essaie de gagner plus pour consommer plus. On travaille pour gagner de l’argent, et je suis sur que si demain votre employeur vous propose une augmentation vous ne cracherez surement pas dessus. Et je vous l’avoue, moi non plus. Et pourtant, c’est là l’erreur de notre société aujourd’hui. Parce qu’en fait au final, l’argent fait-il vraiment le bonheur ? Disons qu’on voudrait répondre qu’il y contribuerait. Mais alors, le bonheur est matériel si on va dans ce sens. Donc, nous, français qui touchons en moyenne 2200€/mois (ce n’est pas moi qui le dit ce sont les économistes) nous devrions donc être plus heureux que des vietnamiens qui gagnent 110€/mois … et pourtant ! Pour avoir voyagé et vécu quelques semaines dans ce pays, je me suis rendue compte que la joie de vivre n’était pas la même sur leur visage que celle renfrognée des français, que leur générosité et leur accueil était sans conteste beaucoup plus chaleureuse que celui de (la plupart) des français. Parce qu’il serait déplacé de mettre tout le monde dans le même sac même si la généralité du problème n’est pas loin.

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Alors oui ces personnes n’ont pas beaucoup d’argent, mais ils ont une richesse que l’occident nous enlève petit à petit : le bonheur immatériel.
Leur richesse elle n’est pas dans les biens matériels, dans leur salaire ou quoi que ce soit de superficiel. Elle est dans leurs cœurs et leurs âmes (sortez les violons). Plus sérieusement, notre société de surconsommation nous a fait oublier les valeurs intrinsèques au vrai bonheur (de mon humble avis) : le partage, le respect et l’amour … Et je rajouterai également le « prendre le temps » d’apprécier ces valeurs à leur juste titre.
Ces personnes vont juste chercher le bonheur dans les choses les plus simples de la vie, que dis-je ? Elles ne le cherchent pas, elles le vivent. C’est peut-être bien la différence avec nous autres qui vivons dans le superficiel, on n’apprécie pas les événements de la vie de la même manière. Certains courent après le bonheur, alors que d’autres vivent chaque jour comme un cadeau de la vie.
Alors oui, ces personnes gagnent souvent moins d’argent que Vous en avez dans les poches au moment de les rencontrer, elles dorment dans un endroit qui Vous Parait insalubre, elles triment chaque jour pour maintenir leur subsistance et elles vont vous accueillir à bras ouverts, le sourire jusqu’aux oreilles et vous offrir tout ce que leur garde manger peut contenir. Et elles feront ça sans réfléchir, de bonté de cœur, Parce que pour elles, le bonheur il est là : partager avec vous une partie de leur vie, de leur valeurs et de leur toit. Mais aussi et surtout le temps que vous prenez pour partager avec elles un moment de votre vie, le temps que vous prenez à les remercier de leur accueil et que vous leur montrer tout le respect que vous leur tenez, le temps que vous prenez à les aimer à votre façon, en les marquant à vie dans votre mémoire, le temps que vous prenez à rire avec elles, à partager des souvenirs, des discussions, des sourires …
Alors qu’est ce qu’on attend pour prendre un peu plus le temps ? Le temps de vivre, de vivre heureux tout simplement ?
Quelque part j’envie ces personnes qui ne sont pas nées autour de la surconsommation, ce fléau qui tue les plus belles valeurs de notre vie à petit feu … Alors, faisons-en sorte de se rendre compte du vrai problème et d’y remédier.

Arrêtons de pleurer lorsque notre compte en banque passe du soleil à la pluie, et comme ces personnes qui donnent tout avec si peu de moyens, apprenons à danser sous la pluie !

Si tu veux te sentir riche, tu n’as qu’à compter les choses de ta vie que l’argent ne peut acheter

 

Quelques portraits de ces personnes rencontrées aux quatre coins du monde qui par un sourire, un geste, un moment partagé nous ont donné goût au bonheur simple.

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